Visiona il video: "Papa, divorcé et sur la paille"
15 février 2007
Pour Temps Présent, des pères témoignent et réclament justice.
Jeudi 15 février à 20:05
En Suisse, près d'un mariage sur deux finit par un divorce. Dans 95%
des cas, les pères divorcés payent les pensions des enfants, parfois de
l'ex-épouse. Etranglés financièrement, ces papas n'arrivent parfois
plus à joindre les deux bouts et sont réduits à la pauvreté. A cela
s'ajoute la souffrance de ne voir leurs enfants que par intermittence.
Pour Temps Présent, des pères témoignent et réclament justice.
Jeudi 15 février à 20:05
TP/Papa divrocé et sur la paille[TSR]
Selon les avocats et les juges, si vous gagnez entre 3'000 et 13'000
francs par mois, vous êtes considéré comme « fragile » en cas de
divorce. Parce que vous n'avez pas la capacité de payer une pension,
deux loyers et deux fois les frais usuels d'une part et que vous ne
pouvez solliciter l'aide sociale d'autre part. Car aux yeux de la loi,
le mariage n'est rien de plus qu'un contrat, que l'on a le droit de
rompre. Dans un tel cas, le juge va s'intéresser aux besoins des
enfants (et c'est heureux !), mais ni aux causes du divorce, ni aux
conséquences, notamment financières, pour les époux. Et c'est là la
limite du système dans une société où le divorce ne cesse d'augmenter :
en Suisse, pour cent mariages, ont a compté plus de 52 divorces en 2005.
Étant
donné qu'ils représentent la principale source de revenu dans 95% des
cas de divorce, ce sont principalement les pères qui paient les
pensions des enfants, voire du conjoint. C'est ainsi qu'en Suisse le
divorce a condamné nombre de papas au minimum vital : pension
alimentaire, impôts, loyer et assurance déduits, il ne reste parfois
que quelques centaines de francs par mois pour vivre. La débrouille et
les magasins de seconde main deviennent alors une nécessité. La moindre
dépense, pour soi-même ou pour ses enfants, un luxe.
Sur le
modèle des associations féminines, les hommes s'organisent, timidement,
pour se soutenir avant tout, mais aussi pour réclamer une autre
justice. Pour Temps Présent, François, Erwin, Eric, Yvan, Laurent,
Kumar et Mario brisent le silence. Chacun raconte son histoire faite de
souffrance, de privation et de droit de visite. Un parcours qui les
éloigne de leurs enfants, et les cantonnent à de modestes appartements
ou des caravanes, parfois même à la prison.


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